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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 12:51

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Longueur totale 19cm, épaisseur 3mm, acier au carbone XC75. Manche en micarta noir/rouge toxifié. Emouture plate avec trempe sélective. Microbillage de la lame. Etui en kydex recouvert de cuir de collet à tannage végétal à port ambidextre horizontal. Compatible MOLLE.

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 15:35

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Longueur totale 28cm, épaisseur 4mm, acier au carbone XC75. Manche en corne de bufle noir, intercalaires rouges, guillochage. Emouture plate avec trempe sélective. Microbillage de la lame. Etui de cuisse, transformable en port de ceinture horizontal et vertical, en kydex recouvert de cuir de collet à tannage végétal, avec lacet de maintien de cuisse en cuir. 

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 12:44

 

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Longueur totale 22cm, épaisseur 4mm, acier au carbone XC75. Manche en micarta avec intercalaires rouges. Emouture plate avec trempe sélective. Microbillage de la lame. Etui, à port ambidextre horizontal et vertical, en kydex recouvert de cuir de collet à tannage végétal.

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 11:38
trempeAvant toute chose, il faut savoir ce qu'est une trempe, à quoi elle sert véritablement. Pour l'ensemble des néophytes de la coutellerie (et de la chimie), c'est un exercice qui semble assez abstrait, et c'est pourtant une phase essentielle dans la fabrication d'un couteau. En effet, c'est cette action chimique qui permettra à votre couteau de survivre aux diverses maltraitances que vous allez lui infliger durant son existence.
 
Définition : La trempe ou trempage est un traitement thermique consistant à chauffer un matériau constitué d'une phase  \alpha\, au-dessus d'un point de transformation (transformation métallurgique par exemple) en vue d'obtenir une nouvelle phase  \beta \, puis de le refroidir selon une vitesse appropriée produisant une phase  \alpha' \, hors équilibre.
Une traduction s'impose pour ceux qui n'auraient pas compris. La trempe consiste à chauffer un matériau (pour nous de l'acier) à une certaine température, puis de le refroidir brutalement afin d'obtenir une réaction chimique qui aura pour effet d'accentuer la dureté du dit matériau (dureté symbolisée par le sigle HRC correspondant à la dureté Rockwell). 
 
En fait, lorsque vous décidez de travailler l'acier, trois choix s'offrent à vous pour vous en procurer. Le premier, et non des moindres, c'est de le concevoir vous-même, à base de minerai. Je n'entrerai pas dans les détails concernant cet aspect là, du simple fait que je n'y connais absolument rien, et je préfère laisser cela aux professionnels.
Le deuxième, et le plus simple, c'est d'acheter directement l'acier chez un spécialiste. Personnellement, je m'en procure chez EUROTECHNI. L'avantage, moyennant 20€ en moyenne, est que l'acier vous parvient (rapidement) sous forme de "planche" d'un mètre d'une largeur et d'une épaisseur prédéfinies, et surtout, votre acier est détrempé, prêt à être travaillé. Gros avantage également, EUROTECHNI fournit des informations sur les températures et temps de trempe et de revenu de chaque acier. Seul hic à mon sens, l'impossibilité de solliciter vos propres mesures.
Le troisième choix est de faire de la récupération d'acier (ex : lime, lame de ressort, etc...). Avantage certain de cette pratique, c'est que cela nous vous coûte rien si vous partez d'un vieil outil qui traîne dans votre jardin. Désavantage, vous devez détremper l'acier avant de le travailler si vous ne voulez pas utiliser des kilomètres de papiers abrasifs.
 
Il existe plusieurs formes de trempe, à l'huile, à l'eau, à l'air pulsé, ou encore la cryogénie. La plus couramment usitée est la trempe à l'huile. Néanmoins, tout va dépendre du type d'acier à tremper. Les aciers vont avoir un meilleur rendement de dureté du fait d'une trempe adaptée. A cet instant, tout rentre en ligne de compte. La méthode, la température de chauffe de l'acier, et la température de trempe. Un véritable casse-tête même pour un amateur éclairé. A moins de sonder la température de votre pièce de métal, ainsi que celle du four que vous utilisez, il existe un moyen plus simple, et moins honéreux. L'aspect visuel va vous aider considérablement en indiquant la bonne température à laquelle il faudra tremper votre acier. En effet, lorsque l'acier est chauffé, il va passer par différentes phases associées à différentes couleurs. Ce sont ces couleurs qui vont vous aider.
 
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Ici, on peut observer les différentes phases de chauffe de l'acier dans ce qui sera une trempe sélective. Trempe sélective ou chauffe sélective devrais-je dire. En effet, la méthode que j'utilise (enseignée par Paulo Simoes) est de, plutôt que de chauffer l'intégralité de la lame et de ne tremper réellement qu'une petite partie, on ne va chauffer qu'une petite partie de la lame, en l'occurence en présentant l'émouture de la lame face à la flamme, puis de tremper l'intégralité de la lame. L'avantage est que vous allez avoir une ligne de trempe parfaitement dessinée et homogène. Notez sur le troisième cliché cette ligne d'une couleur d'un orange vif. C'est le signe que votre lame est à bonne température pour la trempe. Le temps réel de trempe, c'est à dire de maintien dans l'huile va varier, selon la taille et l'épaisseur de votre pièce, entre 10 et 30 secondes. Attention, l'huile doit être chauffée également à environ 60°. Petit conseil, chauffez-la jusqu'à ce qu'elle devienne très fluide.
 
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Notez sur cette photo la partie de la lame réellement trempée sous une couche de calamine. L'avantage de cette pratique, plutôt que d'une trempe intégrale, est que votre lame gardera toute sa souplesse et ce n'est que la partie la plus exposée qui va bénéficier d'une considérable dureté. De plus, il est inutile de pratiquer un revenu pour assouplir votre pièce d'acier puisque vous n'avez durci préalablement qu'une petite partie. Néanmoins, si vous décidez de tremper intégralement votre lame, donc de la chauffer entièrement et de la plonger intégralement dans l'huile, il vous faudra pratiquer un revenu afin de rendre un peu de souplesse à votre lame afin qu'elle ne soit pas trop cassante. Concrètement, une fois la trempe réalisée, il vous faudra maintenir votre lame à une température variant entre 200° et 300° pendant 30 à 45 minutes selon l'acier.
 
Lorsque vous effectuez une trempe sélective, vous pouvez également la révéler à l'aide de perchlorure de fer. Cette pratique est purement esthétique. Vous pouvez aussi pratiquer un sablage de votre lame. La dureté de la partie trempée interdira celui-ci, ce qui aura pour conséquence de laisser apparaître votre ligne de trempe. L'effet est sublime.
 
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Notez sur le "Kwi'kwa'ju" la différénce entre la partie non trempée totalemment sablée et la partie trempée qui demeure intacte. 
Exemple sur pièce d'acier au carbone XC75 (DNH7) plat 20X1,5mm (fourni par le site EUROTECHNI)
Trempe à l'huile à 800/830°
Dureté après trempe : 62/64 HRC
Temps de maintien du revenu : 30mn minimun
Revenu conseillé : 45mn à coeur 200/300° pour 56 HRC minimun
 
 
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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 21:38

 

Fabrication d'un couteau en stock removal (par abrasion)

 

Pour ceux qui souhaitent franchir le pas en s'essayant à la fabrication d'un couteau, je vais essayer de vous montrer les différentes étapes nécessaires à celle-ci ainsi que quelques conseils qui pourront vous être utiles. Je précise que je ne suis pas professionnel et que la façon dont je créai mes couteaux n'est pas forcément la meilleure, mais elle a pour avantage d'être facilement réalisable, et ce, avec peu de moyens.

 

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La première étape, et non des moindres, il vous faut vous fixer vos besoins. Comment allez-vous utiliser votre couteau? Est-ce un couteau de tous les jours, un couteau tactique, un outdoor? Les matériaux que vous allez utiliser doivent être en adéquation avec l'utilisation de votre futur outil. Pour commencer, je vous conseille un acier au carbone. J'utilise un XC75 (pour les curieux, XC définit l'acier au carbone, et le nombre 75, la teneur en carbone. Ici, en l'occurence 0,75%) plus facile à travailler qu'un acier inoxydable, et un pouvoir de coupe faramineux. Pour le manche, vous avez un large choix à votre disposition. Si vous souhaitez une matière synthétique, je vous conseille le micarta. Son polissage est plus esthétique que le G10 par exemple. Côté naturel, vous n'avez que l'embarras du choix. Entre les bois, les cornes, les os, voire même le cuir, un large choix s'offre à vous. Prévilégiez les matières tendres, plus faciles à travailler, et qui évitent de brûler sous l'effet de l'abrasion.

Puis, c'est le murissement d'une idée, d'une forme, d'un style. Et cette idée, il va falloir la coucher sur le papier sous forme de dessin. Rien ne vous empêche d'attaquer directement sur le métal, mais il est plus sûr de se donner une première idée de sa future création sur un morceau de papier. Si vous n'êtes pas satisfait, vous pouvez recommencer à volonté à contario du métal.

Une fois satisfait de votre croquis, découpez celui-ci. Il va vous servir de patron pour dessiner la forme du couteau sur l'acier. Puis, vous pouvez commencer la découpe de votre pièce d'acier à la disqueuse.

 

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Essayez de couper au plus près de la forme voulue, ce sera toujours ça de moins à enlever par abrasion.

Au final, vous devez avoir un résultat le plus proche de votre dessin original.

 

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IMG 2001Voilà, vous venez de réaliser la moitié du travail. Malheureusement, il vous reste le plus difficile à faire : l'émouture. Pour ceux qui ne sont pas fortunés, comme moi, et donc qui ne possèdent pas de backstand, le système D se doit être de rigueur. Vous n'avez pas 36 solutions. Soit vous trouvez comme moi un ersatz de backstand (une ponceuse à bande que j'ai un peu modifié), soit c'est à la disqueuse que vous devrez réaliser votre émouture. Le résultat est loin d'être garanti mais vous pouvez néanmoins obtenir quelque chose de satisfaisant. Vous pouvez également commencer votre émouture à la disqueuse, histoire de vous donner un angle d'attaque et d'enlever un maximum de matière, puis de continuer au backstand. Attention!!! L'émouture est de loin l'exercice le plus difficile, et délicat. Si vous la ratez, vous pouvez jeter votre pièce et tout recommencer. N'hésitez pas à vous aider de tiges guides que vous allez fixer en travers de votre pièce afin de définir le commencement de votre émouture. Laissez suffisamment de matière pour exécuter votre affûtage à la fin de l'ouvrage.

 

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Une fois l'émouture réalisée, vous devez rendre votre pièce plus dure afin de ne pas la voir se casser ou de devoir l'affûter à chaque fois que vous l'utiliser. Donc, une trempe s'impose. Quel type de trempe? Trempe intégrale, ou trempe sélective? Pour ma part, et sur le conseil avisé de mon maître de stage Paulo Simoes, ce sera une trempe sélective. Outre l'aspect mécanique (souplesse de la lame), il y a aussi un aspect esthétique. En effet, il vous sera possible de révéler votre ligne de trempe grâce à un bain de perchlorure de fer (effet garanti!!!).

 

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Une fois la trempe réalisée, on va se retrouver avec une lame supportant de la calamine. Le travail le plus fastidieux commence. Il va valloir commencer le polissage. Soit vous faites cela au backstand avec un grain de plus en plus fin, soit, vous prenez votre courage à deux mains, et vous faites cela à "la calle". Donc vous prenez une calle de bois ou d'acier que vous couvrez de papier abrasif. Personnellement, après la trempe, je donne un coup de backstand au grain 120 puis j'attaque à la calle au grain 180. Une petite astuce pour vérifier que votre travail est efficient : travailler votre "va et vient" toujours dans le même sens avec le même grain de papier abrasif, puis lorsque vous changer de grain, travailler dans un autre sens. Le but étant, avec le nouveau grain plus fin, d'effacer les rayures de votre travail précédent. Renouveler cette opération avec des grains de plus en plus fin. Exemple : 120 ; 180 ; 240 ; 320 ; 500 ; 600 ; 800 ; 1000. 

 

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Comme je vous l'ai dit précédemment, c'est un travail fastidieux. Mais une fois la lame polie, le résultat est tout à fait satisfaisant, voire surprenant. Pour le polissage, pas de secret. Il vous faut un touret à polir. J'utilise deux pâtes à polir de différents grains, un fin et un très fin.

 

Une fois le travail de la lame terminé, il faut s'attaquer à celui du manche. Il y a un choix tout à fait confortable tant la multitude de matières est existante, comme nous l'avons vu au début de l'article. Pour ce couteau, ce sera de la corne de buffle noir. Je trouve cette matière facile à travailler et très esthétique. Pour cette partie, l'utilisation d'une lime électrique est particulièrement conseillée.

 

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Une fois votre manche grossièrement travaillé, il faut le riveter à votre lame. J'utilise principalement des tiges de laiton d'un diamètre de 2mm achetées chez "Leroy Merlin". Pour le rivetage, il faut que cela tienne bien. Donc, munissez-vous d'un petit marteau et frappez votre tige de laiton afin de créer un méplat. Attention à ne pas laisser d'espace entre la lame et le matériau du manche. Pour un plus esthétique, j'insère une intercalaire de couleur rouge disponible chez "Mercorne". Egalement disponible chez "Mercorne", j'ai inséré sur mon manche un rivet mosaïque. Le rendu est plutôt sympa mais le prix est assez dissuassif (9€ pour une tige de 10cm). La finition du manche se fera à la main avec papier abrasif. Puis un passage au touret à polir vous révèlera tous les éventuels défauts de votre manche. N'hésitez donc pas à le retravailler jusqu'à une quasi perfection. 

 

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Si vous avez une sableuse à votre disposition, vous pouvez effectuer un microbillage de votre lame comme je l'ai fait sur ce modèle. L'effet est vraiment sympa et cela peut eventuellement masquer les imperfections de votre polissage.

 

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Voilà, votre couteau est quasiment terminé. Il ne reste plus qu'à affiler ce dernier. Personnellement, je l'affile au backstand puis je termine à la pierre à eau en grain 3000 puis 10000 pour lui donner un tranchant rasoir. Attention! Pour que votre affilage soit efficace, il faut créer un morfil lorsuqe cous le passer au backstand. C'est à dire qu'il faut qu'apparaisse une formation de matière sur le fil de la lame à l'opposé de votre affilage. Bon courage à ceux qui décident de se lancer dans la fabrication d'un couteau. C'est assez fastidieux mais tellement satisfaisant de voir le résultat final. 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 19:12

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Longueur totale 30cm, épaisseur 4mm, acier au carbone XC75. Manche en teck, intercalaires rouges, guillochage. Emouture plate avec trempe sélective. Etui de cuisse, à port ambidextre, transformable en port de ceinture horizontal et vertical, en kydex recouvert de cuir de collet à tannage végétal, avec lacet de maintien de cuisse en cuir. Pochette en cuir amovible. 

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 19:55

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Longueur totale 33cm, épaisseur 5mm, acier inoxydable X46Cr13. Manche en palmier noir avec dragonne en paracorde. Emouture plate avec trempe intégrale. Traitement de la lame à l'acide chlorydrique. Etui de cuisse en cuir de collet à tannage végétal à port ambidextre horizontal et vertical avec lacet de maintien de cuisse en cuir.


 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 18:55

imagesCAIHVP1RLorsque l'on regarde un couteau, la seconde chose qui intéresse le néophite, après le design, c'est de voir à quel point la lame est tranchante. Quoi de plus naturel pour un outil dont l'unique utilité est de couper. Qu'importe les matériaux employés, qu'importe la façon dont il a été conçu, qu'importe le traitement de surface et encore moins le traitement thermique... Tout ce que l'on souhaite, c'est qu'il puisse autant découper les ailes d'une mouche en plein vol (sans la couper en deux), et autant pouvoir décapiter un sanglier, chargeant comme un régiment de cavalerie, en un seul coup de poignet. Exercices qui semblent assez difficile à concilier tant les différences entre les émoutures sont importantes. Dans cet article, je vais essayer, avec toute modestie, d'éclairer les plus néophites sur les différences existantes entre les émoutures d'un couteau, en me basant sur ma propre expérience, ainsi que sur l'avis de couteliers bien plus éclairés.

Lors de la conception d'un couteau, le choix de l'émouture (partie tranchante de la lame) est primordiale. Ce choix va avoir un impact considérable sur la façon d'utiliser son outil, surtout face à l'environnement auquel il va être confronté. Il est clair que l'on n'utilisera pas un rasoir "coupe chou" comme un couteau "outdoor". Donc, puisque l'utilisation est différente, l'émouture se doit d'être adaptée à cette même utilisation.

 

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On peut distinguer quatre types d'émouture : la chisel ; la plate ; la bombée ; la creuse.

 

L'émouture "chisel" ou "ciseau" : c'est l'émouture la moins utilisée dans la coutellerie. On la retrouve dans les ciseaux à bois, les ciseaux, et surtout les kiridashis (petits couteaux japonais) qui, à mon sens, sont seuls à donner à cette émouture ses lettres de noblesse. Mis à part son intérêt mécanique, et esthétique (pour certains dont je ne fais pas partie), je ne trouve aucun attrait à ce type d'émouture. Mais c'est un sentiment personnel. Techniquement facile à réaliser (il suffit de retirer la matrière que d'un seul côté de la lame en se servant du support d'appui du backstand).  Elle possède néanmoins un assez bon pouvoir de coupe.

 

L'émouture "bombée" ou "convexe" : assez peu utilisée également, cette émouture est principalement employée pour les couteaux destinés à des travaux de plein air. En effet, cette émouture équipe de gros couteaux, ainsi que des haches dont la solidité est privilégiée. Techniquement, il est assez facile de réaliser cette émouture (il suffit d'utiliser la bande abrasive de votre backstand sans support d'appui). Ultra solide, cette émouture pêche par un pouvoir de coupe assez limité.

 

L'émouture "creuse" ou "concave" : de plus en plus utilisée, l'émouture creuse est certainement la plus esthétique et de loin celle possédant le meilleur pouvoir de coupe. En effet, les rasoirs dit "coupe choux" en sont pourvus. Seule véritable ombre au tableau, la finesse du tranche se fait au dépend d'une fragilité indéniable. De ce fait, éviter d'utiliser votre couteau pour des travaux trop lourds au profit de travaux de précision. Si néanmoins vous décidez de jouer les Bear Grills avec ce genre d'outil, ne prévoyez pas de sortir sans une bonne pierre à affûter. L'exécution de cette émouture est incontestablement la plus difficile à réaliser (il faut utiliser la roue de contact de votre backstand), mais le résultat est tout à fait splendide, et le pouvoir de coupe, inégalé.

 

L'émouture "plate" ou en "V" : c'est de loin la plus utilisée dans le monde de la coutellerie. Elle confère un excellent compromis entre pouvoir de coupe et robustesse. Esthétiquement, elle ne souffre d'aucun désagrément. Pourvue d'un solide tranchant, elle peut-être utilisée pour une multitude de travaux et est bien moins compliquée à réaliser que l'émouture creuse (identique à la chisel mais des deux côtés).

 

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En conclusion, à part si vous avez des besoins spécifiques, il est naturel de recommander l'émouture plate. Elle répondra à la majorité des situations que vous rencontrerez tant dans un milieu urbain qu'en outdoor, le tout alliant robustesse et excellent pouvoir de coupe.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 16:08

 KKJ

Longeur totale 17cm, épaisseur 4mm, acier au carbone XC75. Manche en bois tropical, intercalaires rouges, guillochage. Emouture plate avec trempe sélective. Faux contre-tranchant et sablage de la lame. Etui, à port ambidexte horizontal et vertical, en kydex recouvert de cuir de collet à tannage végétal. 

 

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KWI'KWA'JU est le nom donné, par les indiens MICMACS, au carcajou (glouton, wolverine). Il signifie "esprit maléfique".

 

Ce couteau a été réalisé dans l'atelier de Paulo Simoes, artisan coutelier, lors d'un stage d'apprentissage.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 15:23

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Longueur totale 33cm, épaisseur 5mm, acier inoxydable X46Cr13. Manche en corne de buffle. Emouture convexe avec trempe intégrale (chauffé au feu de bois). Etui en cuir de collet à tannage végétal à port ambidextre horizontal.


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